Cette journée du dimanche aura été une des plus belles de notre séjour en Indonésie pour Chaton. Et je vois déjà les mauvaises langues venir! Non, ce n’est certainement pas parce que Pépère, Mamisa, Margot et Manu nous ont quittés ce matin !

Comme prévu, nous sommes allés à Gerupuk. Chaton et Jérémy sont partis devant, car nous les filles, nous n’étions pas prêtes et voulions prendre notre temps. De plus, il fallait libérer les chambres car nous ne dormirons pas à cet hôtel ce soir. On met les sacs en consigne et partons toutes les 3 sur le scooter pour aller rejoindre les garçons.

C’est Pauline qui conduit car moi, je n’ai jamais conduit de scooter de ma vie (j’ai fait 100 m une fois, plus le retour). Seulement, passée la plage de Tanjung Aan (et même avant !), la route est complètement défoncée : des trous de partout, du sable, des ornières… Pauline ne se sent plus de conduire et nous demande de descendre. OK. Passe-moi le guidon ! Je fais à nouveau 100m, seule sur le scooter pour commencer. Allez ! Ça va le faire ! En voiture Simone ! Tout le monde remonte à l’arrière et c’est parti mon kiki ! Ouf ! Nous sommes arrivées saines et sauves à bon port. Certes, nous n’avons pas battu le record de vitesse mais on y est.

On retrouve tout de suite Chaton et Jérémy. Ils nous attendaient pour louer le bateau, car finalement, impossible de surfer ici sans bateau. On négocie le prix ainsi que celui des planches et yallah !

On se croirait dans les films de surf ! Le bateau pose l’ancre à côté de la vague. Je me demandais toujours comment ils faisaient pour filmer les surfeurs depuis un bateau alors que les vagues semblaient énormes. Je sais maintenant comment !

Depuis le bateau, c’est le plat le plus complet, pourtant, à 25 mètres grand max, la vague est là. Régulière. Qui déroule. Toujours au même endroit. Le spot est magnifique, et la vague juste parfaite. Il n’y a pas de vertical. C’est juste une grosse masse d’eau qui avance. Quand la vague se termine, il n’y a plus qu’à se décaler sur le côté pour retourner au pic. Pas de barre à passer.

Les garçons sont comme des fous ! Ils n’ont qu’une hâte : se mettre à l’eau !

Nous les filles, on se prend pour des stars américaines, à faire la bronzette sur notre bateau en attendant nos hommes surfeurs professionnels. C’est beau de rêver!

Nous avons le bateau pour 2h30. Les garçons reviendront à la mi-temps faire une petite pause et pour Jérémy réparer son leash qui a pété et qui lui a valu une belle frayeur. J’hésitais à me mettre à l’eau mais sa mésaventure freine mes ardeurs.

Pour Chaton, ce sont les plus belles conditions qu’il n’ait jamais eues. Il est aux anges. Il envisagerait même de revenir mais pour y rester 1 semaine ou 2, à surfer tous les jours.

La location du bateau prend fin, on retourne sur la terre ferme et mangeons au premier resto du bord de plage. Les garçons se remettent lentement de leurs émotions.

les doudous, chatounette et chaton au restaurant au bord de la mer à Gerupuk, Lombok
les doudous, chatounette et chaton au restaurant au bord de la mer à Gerupuk, Lombok

On retourne à l’hôtel, qu’on squatte comme il se doit. En même temps, ils n’avaient qu’à fermer à clés les chambres non louées !

Chatounette fera ses premiers saltos avants du bord de la piscine. On ne l’arrête plus ! Chaton a peur qu’elle se tape la tête sur le bord mais Chatounette ne rate pas une occasion d’en faire. C’est tout nouveau et elle adore. Jérémy, quant à lui, s’adonne aux plats… Chacun son style!

Passés ces bons moments, les suivants qui nous attendent sont beaucoup moins drôles…. Il va falloir faire preuve de patience.

D’abord, il faut attendre jusqu’à 22h que notre taxi vienne nous chercher pour nous conduire au port.

Ensuite, c’est une bonne heure de route. Bien sûr, Chatounette s’endort.

Au port, nous devons encore attendre minuit pour que le bateau amarre et minuit trente pour qu’il reparte. Chaton doit porter Chatounette pendant tout ce temps, et moi les petits sacs à dos de Chaton et Chatounette en plus des miens. Heureusement, les Doudous sont encore là et nous aident.

4h à bord du ferry, pour une arrivée vers 4h30 du matin. Chatounette n’a rien vu du trajet. Nous, ce fut un peu plus difficile.

Arrivés à Bali (Padangbai), on trouve un taxi. Le prix est cher mais nous n’avons ni la volonté de batailler, ni celle de trouver une autre personne. Le type est seul, on le prend.

Il nous vante sa voiture récente. Visiblement, il ne sait pas encore bien s’en servir puisqu’il ne sait pas que celle-ci possède 5 vitesses (il est resté en 3ème tout du long). Les feux rouges, il ne connait pas non plus. Le klaxon, par contre, il l’a trouvé.

Nous arrivons à l’aéroport sur les coups de 6h du matin. Notre avion ne décolle qu’à midi….

Nous disons aurevoir aux Doudous, qui, eux, prennent un avion pour la France, après un périple en Australie et en Asie d’un an et demi.

Nous, nous poursuivons 2 mois en Thaïlande.

Après 6h d’attente, l’avion décolle enfin et je parviens enfin à dormir un peu. Mais au bout d’une heure, j’entends Chaton qui essaye de se dépatouiller en anglais d’une situation qui semble délicate. Je crois qu’il me supplie de me réveiller pour l’aider. En fait, alors que nous lui avions dit mille fois qu’Airasia c’était comme Ryanair, tout y est payant, il prend tout de même l’initiative de se commander un café. L’hôtesse lui demande 60 Bats. Ah ? Problème, nous avons bien des euros, des roupies indonésiennes, les bats ça va venir mais pour l’instant nous n’en avons pas. Je soulève légèrement une paupière et lui souffle de s’excuser et de  dire qu’il n’a pas d’argent. L’hôtesse ne l’entend pas franchement de cette oreille. Elle s’énerve même. Pourquoi avez-vous commandé si vous saviez que vous n’aviez pas d’argent ? Ma paupière s’ouvre un peu plus. Je lui explique que Chaton ne parle pas anglais, qu’il pensait que c’était gratuit car sur notre avion précédent cela l’était, qu’on est désolé. Pas de chance, l’hôtesse insiste lourdement. Elle tient vraiment à se faire payer ce café plutôt que d’essayer de le refourguer au client suivant. Chaton demande alors à payer en roupies. Sauf que : qu’ouïe-je ? Qu’entends-je ? Le prix en roupie est le triple de celui demandé en bat. Plus de 3€ pour un café, c’est quand même poussé ! Là, mon petit côté radin me réveille entièrement. Cette fois mes deux yeux sont grands ouverts. Je demande à l’hôtesse le prix en euro. 1€ ? Ba voilà ! Il ne fallait pas s’énerver ! On lui tend notre pièce de 1€ sauf qu’on a dû l’offenser par notre ignorance ! Les billets, d’accord, les pièces, c’est hors de question ! Elle s’énerve à nouveau. Heureusement, nous avons un billet de 10€. Elle nous l’échange contre 500 bats et pouvons payer ainsi notre café. Cette hôtesse n’était vraiment pas au courant du taux de change. Jérémy venait de regarder 1h avant notre décollage sur un site internet, aujourd’hui, 1€ vaut 41 bats. Avec 10€, nous aurions dû avoir 410 Bats et non 500…. Ça nous fait donc un café gratuit, et même du pourboire ! Au top ! Du coup, on hésite à lui échanger tous les euros qu’il nous reste…. Vous croyez qu’elle va trouver ça louche ?

Il est 15h25 heure indonésienne (14h25 heure thaïlandaise et 9h25 heure française). Il reste désormais 1h de vol sur les 4 qui nous incombaient. Je vais essayer de somnoler un peu. Je terminerai cette journée dans un nouvel article car nous serons désormais dans un nouveau pays : la Thaïlande !

Rectificatif ! La dame du micro annonce à l’instant qu’il nous reste 20 minutes de vol et que nous amorçons la descente. Je dormirai mieux une autre fois …

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