De Bedugul à Munduk en passant par Pura Ulun Danu Bratan et les grands lacs

En se levant, on retourne à nouveau toute la voiture à la recherche de notre Gopro. Il faisait nuit hier soir alors on se dit qu’avec la lumière du jour, on la retrouvera peut-être, mais toujours rien.

On file prendre notre petit-déjeuner et vidons notre chambre d’hôtel. A ce moment-là, Pépère regarde dans le vide-poche du siège conducteur et que trouve-t-il ? La Gopro ! Youhou !!! On paiera notre apéro ce soir !

Puis nous partons à pied au jardin botanique. On ne s’attendait pas à un parc aussi grand et on s’y balade pendant facilement 3h. Il y a énormément d’espèces d’arbres mais nous n’y connaissons rien, un spécialiste aurait mieux apprécié la balade. Par contre, nous sommes étonnés du peu de fleurs que nous voyons. Dans la serre des orchidées, une seule plante avec des fleurs, les autres ne sont qu’en feuilles.

On tombe sur quelques singes errants, admirons la vue sur le lac Bratan, et regardons les gens dans le parcours d’accrobranche installé dans le parc. On y déjeune au pied. C’est très copieux et très bon, on apprécie.

Nous reprenons la route pour la visite d’un temple : Pura Ulun Danu Bratan. Je négocie l’entrée avec mon billet de banque de 50.000 Rps au lieu des 60.000 Rps demandés, et à ma grande surprise, le type me rend même de l’argent ! Du coup, tout le monde me redemande ma phrase magique.

Oui, parce que j’ai une phrase magique. Je l’ai apprise et retenue dès notre premier jour d’arrivée, et je savais bien qu’elle servirait. Dès que je la prononce, je vois les visages s’éclairer suivi d’un grand sourire. Il s’agit de « sing la peace ». Ça ne s’écrit pas comme ça, mais c’est plus facile à retenir ainsi. Et ça veut dire « je n’ai pas d’argent ». Cette phrase vaut tous les « sésame ouvre-toi ». Les balinais se marrent à chaque fois.

Le cadre est agréable, il y a des jeux pour enfants, Chatounette y passe du bon temps.

Le temple est au bord de l’eau alors ça rajoute au charme. Mais nous sommes toujours déçus chaque fois que nous payons pour voir un temple, car chaque fois, on se dit que tous ceux que l’on croise sur la route sont tout aussi jolis. Et qu’est-ce qu’on en croise ! En effet, chaque maison possède le sien alors on vous laisse faire une estimation du nombre de temple que nous voyons chaque jour. Celui-ci était tout de même classé 3 étoiles par notre guide, alors on s’attendait à mieux.

Et c’est reparti pour de la voiture, avec peu de kilomètres à réaliser mais toujours autant de pauses régulières pour contempler les paysages. Nous longerons 3 lacs, dont 2 tout juste séparés par un petit bout de forêt. Presque à chaque fois nous avons une vue depuis les hauteurs.

3 kms avant notre destination (Munduk), un hôtel est indiqué sur le bord de la route. On s’y arrête et là on se dit « banco ! ». 4 petites maisons en durs accrochées sur une pente abrupte, noyées dans la végétation, avec une vue imprenable sur la vallée.

Il y a une sorte de brume vers le bas, et on espère que demain matin, on pourra apercevoir la mer. Notre hôte nous indique qu’il y a un accès direct pour deux cascades d’eau, la raison principale de notre venue à Munduk.

Ni 1, ni 2, on pose les sacs et descendons en direction des « waterfalls ». Un petit chemin étroit serpente à travers toute sorte de plantes et arbres.

C’est très raide et je glisserai plusieurs fois dont deux à en finir sur les fesses. Pour Chatounette, j’ai arrêté de compter passés les 25 gadins.

Arrivés sur les lieux, c’est l’extase ! En 3 secondes nous nous retrouvons tous dans l’eau, en soutif-culotte pour les filles car pas une de nous pensait pouvoir se baigner. Une petite cabane à l’entrée du site indique qu’il fallait payer l’entrée, mais vue notre arrivée tardive, la cabane pour payer et le site sont déserts.

Nous avons la cascade d’eau pour nous tout seuls ! Elle est vraiment impressionnante de par sa hauteur. Et le fait qu’elle soit étroite et tombe dans un petit trou d’eau amplifie ce sentiment de hauteur. Je ne parviendrai pas à atteindre l’endroit où tombe l’eau tellement le courant engendré par cette chute est important. Seul Jérémy y parviendra.

Nous remontons la pente et nous posons quelques instants dans notre chambre. J’en profite pour faire remplir à Chatounette son carnet de voyage ainsi que quelques pages de ses cahiers d’exercices.

Au moment de partir manger, notre hôte nous conseille un restaurant et on aura bien fait de l’écouter. Le cadre est très sympathique, et la nourriture bonne et pas chère. On offre notre apéro à la santé de ma Gopro retrouvée.

Notre hôte nous a également recommandé un itinéraire pour notre journée de demain alors je pense qu’on suivra ses conseils.

Il est 23h30, au lit, demain matin le petit-déjeuner est imposé à 8h30.

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