Calvaire au Cap-Vert
Calvaire au Cap-Vert ou « le bonheur des uns fait le malheur des autres « .
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Matinée Quad
Aujourd’hui, nous avions réservé un quad de 8h30 à 12h30. Autant vous dire que Chaton est au paradise! Et on est ponctuel! Ça, il n’allait pas rater une minute de plaisir !
Nous enfourchons l’engin et commençons par déambuler dans les rues de Santa-Maria, dans les quartiers un peu plus reculés. Cette ville est finalement plus grande que ce que l’on s’était imaginé.
Puis nous empruntons la piste que nous avions repérée et qui part de la plage et s’enfonce dans les dunes de sable. Nous longeons la mer et observons les pêcheurs et les plages de coquillages.
Petite halte aux marais salants où Chaton m’abandonne le temps que je fasse des photos de cet endroit que j’affectionne particulièrement pendant que lui s’éclate comme un fou avec son quad et peut enfin lâcher les gaz et prendre de l’angle.
Nous poursuivons et faisons également une petite halte à un spot de kitesurf où nous admirons les adeptes. Pas de chance, ce ne sont pas les meilleurs et nous ne voyons pas une seule figure ni même le moindre saut.
On poursuit, et c’est là que mon calvaire commence pendant que Chaton nage dans le bonheur.
Nous avons une bonne distance à parcourir avant de rejoindre la route goudronnée. Mais pour l’heure, ce sont des pistes qui partent dans tous les sens dans un désert fait de terre et de roche avec de belles montées et descentes abruptes. Chaton s’en donne à coeur joie pendant que je respire la poussière, me cramponne de tout ce que je peux et amortis comme je peux, soit pas du tout en fait. Je suis tellement secouée que j’ai l’impression que ma peau s’est détachée de mon corps. Littéralement! Un vrai supplice ! Je souffre le martyr!
On rejoint enfin la route goudronnée. Il était temps ! Cinq minutes de plus et j’abandonnais le véhicule et finissais à pied. Mon calvaire cesse enfin. Du moins le temps d’une courte pause.
Nous ne faisons que croiser la route goudronnée et repartons aussitôt sur une piste mais celle-ci est beaucoup plus praticable.
Nous voilà maintenant à Murdeira où nous étions déjà venus lors de notre excursion à la journée sur l’île de Sal. C’est un spot de snorkeling où les tortues sont présentes toute l’année. Cette fois-ci, nous en n’avons vu qu’une seule et l’avons suivie pendant un bon bout de temps, jusqu’à ce que le froid nous fasse sortir de l’eau. Et heureusement, car derrière ça, nous avions prévu de rejoindre la plage de Punta Prêta mais nous manquons de temps. On l’observe de loin, sans s’y arrêter. On voulait y manger, on était ambitieux !
Nous rendons finalement cet engin infernal à 12h24. Chaton est dégoûté d’avoir perdu 6 minutes de location. Mon dos, quant à lui, est ravi! Ainsi que tout le reste de mon corps !
Il est l’heure de manger. Notre cantine habituelle est pleine à craquer alors nous déambulons dans les rues de Santa-Maria à la recherche d’un restaurant de compensation. Et nous ne sommes pas déçus ! Excellent une fois de plus. Et si peu cher!
La panse pleine, nous retournons chez nous pour nous jeter dans la piscine. Voilà, là, je suis bien!
Coiffeur au Cap-Vert
Je n’y reste pas très longtemps car j’ai réservé à 15h un deuxième calvaire. Et seule, celui-ci. En effet, comme à mon habitude, j’ai voulu tester le coiffeur local (après l’avoir testé au Vietnam, au Monténégro, en Egypte…). Et ici, la spécialité locale, c’est le tressage de la tête. La dernière fois que j’avais expérimenté cette technique, c’était en Egypte, et j’avais souffert le martyr…. Mais pourquoi je recommence sans déconner ?
La coiffeuse m’avait promis que je ne souffrirai pas, quelle sale menteuse ! En même temps, je le savais. Je suis vraiment hyper sensible des cheveux et alors là, vu leur état, ça n’arrange rien. Un coup de peigne pour démêler, un battement de cil, et on peut recommencer. J’en profite pour rédiger cet article. Cela fait maintenant deux heures que mon calvaire dure, et ce n’est pas fini. Finalement, le quad c’était vachement bien en comparaison … Mais pourquoi je m’inflige ça… On en est à 3 heures de souffrance, parfois elles sont 4 sur ma tête, ça alterne, et ce n’est toujours pas fini…
Enfin ! C’est fini! 4h15 chez le coiffeur !
AVANT :


PENDANT :




APRES :
Pendant ce temps-là, Chaton s’est loué un surf et s’éclate dans les vagues. Il est très jaloux des locaux qui maîtrisent le skim board avec un talent incroyable ! Le même niveau que les vidéos qu’on voit sur Youtube. Et apparemment, il est aussi gâté par les touristes qui twerkent en string sur la plage…
Il est maintenant 20h, l’heure de dîner, et pour notre dernier repas, nous retournons à notre restaurant fétiche les pieds dans le sable. Quelle tristesse de quitter cet endroit demain…
Avant de rentrer chez nous, nous faisons un petit crochet dans la rue piétonne très animée de Santa-Maria où des concerts live ont lieu tous les soirs. La fête bat son plein, de la musique partout, on est à deux doigts de rentrer dans une discothèque locale à ciel ouvert. La musique y est génial mais ça fait très « boom ». Que des locaux, de 5 à 20 ans! On aurait un peu dénoté…


































