Snorkeling à l’épave de l’USS Liberty de Tulamben

Vers 8h30, nous descendons prendre le petit-déjeuner en bordure de mer.

Un véritable festin nous attend ! C’est buffet à volonté ! Œufs, pancake à la banane, fruits, confiture maison (Mamisa essaiera d’en acheter tellement elle a apprécié mais en vain), toasts, thé, café. On se régale en admirant la mer.

Il n’y a qu’ici que nous avons internet alors j’en profite pour vider ma boite mail de toutes ces fichues publicités, envoyer quelques mails et mettre mon blog à jour.

Tout le monde étant un peu mou ce matin, on décide de décaler le départ à 9h45. Margot râle un peu, elle était prête. Finalement, nous sommes tous au pied des scooters à 9h35, et Margot et Manu n’arriveront qu’à 9h55…

Nous partons la fleur au fusil, admirant les paysages. 5km après être partis, la police…. Seuls les Doudous avaient leurs permis… Nous nous faisons tous arrêter, et après négociation, chaque conducteur devra payer 50.000 Rps…. On ne peut en vouloir qu’à nous même ! On repart en se disant qu’on aura au moins des choses à raconter.

Arrivés à Tulamben, là où se trouve l’épave, on se sent vite agressé. Pour payer le parking, l’accès au site, faire de la plongée, louer du matériel de snorkeling…. On évite tout cela en allant se garer un peu plus loin. Mamisa louera tout de même un gilet de sauvetage qui aura bien servi et Manu des palmes qui, elles, serviront beaucoup moins, je l’explique un peu plus loin.

L’épave en question est celle de l’USS Liberty, « un cargo militaire de 120m, utilisé auparavant pour transporter des marchandises pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 11 janvier 1942, l’USS Liberty est torpillé par les japonais dans le détroit de Lombok. Il doit alors aller jusqu’à Singaraja pour être réparé. Cependant le bateau se brise avant d’y arriver et s’échoue sur la plage de Tulamben afin de sauver l’équipage. Il ne bouge pas pendant une vingtaine d’années, puis, en 1963, le Mont Agung entre en éruption et les coulées de lave réussissent à déplacer l’épave jusqu’à la mer. L’épave est alors déplacée sur un fond de sable à environ 30 mètres de profondeur et remonte jusqu’à 5 mètres au-dessous de la surface. L’épave reste dans l’oubli, jusqu’à ce que les centres de plongée de l’île s’intéressent peu à peu à celle-ci, au début des années 1980 ». (source )

Sur la plage, nous décidons de faire 2 groupes pour qu’il y ait toujours du monde pour surveiller nos affaires.

Les garçons partent les premiers. L’entrée dans l’eau est plutôt sport : il y a des vagues qui s’écrasent au bord, et de gros cailloux et galets, qui, avec le courant, viennent taper dans les jambes. Tout le monde parvient malgré tout à franchir ces 5 premiers mètres un peu chaotiques. L’épave se trouve juste en face, à 25m du bord environ.

Au bout de très peu de temps, Manu revient seul, visiblement énervé puisqu’il balance ses palmes, son masque et son tuba sur le sol. Il a fait une crise de panique, il ne compte plus remettre les pieds dans l’eau. On lui propose de prendre le gilet de sauvetage de Mamisa, mais sa réponse est catégorique, il ne se baignera plus, il a trop peur.

Entre temps, des rabatteurs tentent de nous vendre une plongée pour moins de 20€, Pauline hésite. Surtout que le site est une usine à plongeurs. Il y en a de partout !

D’ailleurs, ils nous auront bien fait rigoler lors de leur sortie de l’eau. Ce ne sont presque tous que des chinois, et visiblement, ils n’ont jamais fait de sport de leur vie ! Comme ils galèrent à sortir ! C’est vrai que les bouteilles sont lourdes, mais quand même! Là, on assiste à des échouages de phoques. Pas un n’arrive à se mettre debout sur les pieds, ni même à 4 pattes. Les dive-masters sont obligés de les traîner de toute leur force. Et comme les chinois ne font aucun effort et qu’ils sont nombreux, le spectacle dure. C’est pitoyable mais cela nous aura bien fait rigoler. Chaton, en grand seigneur, vient filer un coup de main.

 Puis les 3 autres garçons reviennent. Ils nous expliquent que la visibilité n’est pas très bonne, mais que si on plonge un peu en apnée, c’est mieux.

Chaton repart ensuite avec Chatounette et revient une bonne demi-heure après. Il nous indique qu’où il est, c’est un peu mieux.

Pauline, Margot et moi nous mettons enfin à l’eau. La marée a eu le temps de descendre, et l’épave est beaucoup plus proche de la surface. De plus, la visibilité a considérablement augmenté. Du coup, on se régale !

On peut ainsi observer l’épave sur toute sa longueur. Les poissons sont bel et bien là, toujours en quantité et en variété, et l’épave est couverte de coraux. De plus, avec tous les plongeurs qui se trouvent en dessous, on a l’impression d’être dans un jacuzzi géant. Il y a des bulles de toutes les tailles, les plus grosses ressemblent à des méduses. Un chouette spectacle.

Mamisa qui hésitait à y aller se décide enfin, mais que si elle est accompagnée de Chaton. Ils passent les 5 premiers mètres houleux ensemble en se tenant la main. Puis Chaton lui dit de commencer à avancer doucement le temps qu’il mette ses palmes. Comme dans la série « Un gars, une fille », Mamisa trace sa route l’air de dire «Ah ba maintenant tu te démerdes !!!» (oui, pour comprendre, il faut avoir vu ce passage, je vous aide un peu, ça se déroule au ski). Elle reviendra enchantée.

Nous nous trouvons un petit warung à côté et y mangeons. Pas cher et bon.

Nous reprenons nos scooters pour arpenter les environs. Qu’est-ce qu’on aime ça les virées en scooter!

On vire sur une petite route en direction de la mer et nous arrêtons une nouvelle fois pour snorkeler. Cette fois nous sommes seuls sur la plage, et seuls pour admirer les poissons et les coraux tout autant nombreux.

Chatounette est vraiment à l’aise dans l’eau. Nous n’avons plus peur de l’emmener loin du bord avec nous. Mais de toute façon, il n’y a jamais besoin d’aller bien loin. Se faire recouvrir par une vague ne lui fait plus peur non plus. Quel plaisir de pouvoir nager avec elle, au beau milieu des poissons, dans une mer à 27°C…

Nous prenons la route retour, et ne croiserons pas les policiers, ouf !

Arrivés à Amed, on fait le tour des « offices de tourisme » pour trouver le meilleur prix pour notre bateau de demain nous conduisant aux îles Gilis.

Entre 2 offices, Chaton trouve une batterie (l’instrument de musique). Un balinais s’entraîne. Chaton lui demande si on pourrait l’utiliser 5 minutes et cours chercher Jérémy, notre grand batteur. On assister au show en sirotant une bière pour Pauline et Chaton, et un jus d’orange pour Chatounette et moi (les autres étaient directement rentrés à l’hôtel). Un super moment. Le balinais et ses 2 amis apprécient le niveau de Jérémy puis l’un deux sort sa guitare sèche et nous interprètera quelques chansons tout en chantant, il a une super voix ! Vraiment un bon moment.

Nous retournons à l’hôtel rendre les scooters et Kaka (le type qui nous les a loués) nous fait la meilleure offre pour notre bateau de demain (200.000 Rps par personne, gratuit pour Chatounette). On achète les billets et le rendez-vous est pris : un car nous emmènera au bateau demain vers 8h30-8h45.

Piscine pour certains puis encore le même resto face à la mer.

23h : dodo.

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