De la vallée de Ribeira Da Torre sur l’île de Santo Antão à l’île de Sal

Réveil à 5h30 ce matin pour être prêts à quitter notre petit havre de paix dans la vallée de Ribeira da Torre. Armindo, le gérant de notre hôtel, nous a dit qu’un aluguer passerait à 6h40. Et effectivement, à la seconde prêt, il est là! Nous récupérons des passagers sur la route qui nous mène au port de Porto Novo et en récupérons d’autres.

Une fois au port, nous achetons nos billets de bateau et patientons dans le hall en petit-déjeunant.

La traversée dure une heure pour rejoindre le port de Mindelo sur l’île de Sao Vicente.

Là, nous marchons un bon quart d’heure pour rejoindre la « gare routière » des aluguers attenant à la place du marché.

L’aluguer pour São Pedro, la ville où nous souhaitons passer la journée en attendant notre avion pour l’île de Sal, est prêt à partir. Et il est ultra blindé. Je me retrouve à l’avant, coincée entre le chauffeur et son levier de vitesse et une obèse qui a entre ses jambes un gros bidon d’eau et sur ses cuisses 120 œufs. Chaton, quant à lui, est tout au fond avec le gros sac sur ses jambes. En cas d’accident, on est tous bien calés…

Heureusement, le trajet ne dure pas longtemps.

Aujourd’hui, il y a un vent à décorner les boeufs. C’est impressionnant sur la plage de São Pedro. Les locaux veulent tous nous vendre un tour en bateau pour aller nager avec les tortues. Vue la météo, on n’a pas franchement envie.

Nous faisons un petit tour dans la ville et allons nous poser au spot to be, un beach bar charmant à souhait, où nous nous prenons des smoothies aux fruits tropicaux.

On observe les Capverdiens emmener les touristes à 200m du large et surtout la mise à l’eau des bateaux et le passage des vagues. Toute une organisation où il faut être bien synchro avec les vagues en attendant une accalmie.

On est pas mal du tout ici, alors nous restons là pour déjeuner : du mérou accompagné de riz et de légumes. Smoothie en dessert.

Nous partons ensuite nous baigner dans la mer. Au début ça saisit un peu, mais finalement, on pourrait y rester des heures. Dommage qu’il y ait des algues.

Nous retournons ensuite nous sécher au même beach bar et je me prends un troisième smoothie. Ils étaient tous différents, et ce dernier était le meilleur : fraise, banane, orange, miam, un régal.

L’heure avance, nous nous mettons donc en route vers l’aéroport. Il est situé à 2,4 km de là.

Entre le poids de mon sac à dos, la légère pente montante mais surtout ce vent de dingue, je suis obligée de m’incliner à 45° vers l’avant pour pouvoir avancer. Quand le vent s’arrête subitement le temps d’une seconde, je suis à deux doigts de m’écraser à plat ventre sur le sol. Au contraire, quand il redouble de force, je repars en arrière.

Lorsque nous atteignons enfin l’aéroport, l’enregistrement est déjà ouvert avec une belle file d’attente devant nous.

Nous enregistrons notre sac, et la dame du comptoir nous demande si nous avons des liquides. Nous répondons par la négative et quittons le comptoir. À ce moment-là, je demande à Chaton : « le rhum arrangé à la mangue, tu l’as bien mis dans le gros sac? ». « Attends, je vérifie ». Je vous le donne en mille, il est dans son petit sac à dos .. Nous voilà en train de nous vider une bouteille de punch à 17h… Je suis vite pétée… Non mais avec tous les vols qu’on a pris, on oublie toujours quelque chose… Chatounette ne serait même pas surprise…

L’avion décolle avec 25 minutes de retard mais on nous annonce un vol de 35 minutes au lieu des 55 minutes prévues. Pourvu que ce ne soit pas car nous irons moins loin, soit au milieu de la mer….

On touche le tarmac à 19h32, il fait 26°.

Un taxi, et nous voilà devant notre nouvelle résidence où le propriétaire nous attend pour nous donner les clés. Il est très sympathique et bavarde un peu avec nous en nous refilant quelques bons plans.

L’heure est déjà bien avancée alors nous filons dîner et retombons sur quelque chose qui nous avait déjà intrigué auparavant. Il s’agit de sacs d’eau suspendus… Mais à quoi ça peut bien servir ? La serveuse nous répond que c’est pour éloigner les moustiques. On est septique et elle aussi : elle nous confie que, chez elle, elle utilise un spray antimoustique, et pas cette recette de grand-mère…

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